6 nov. 2016

Les feuilles mortes





"Oh, j'aimerais temps, que tu te souviennes, 
Des jours heureux où nous étions amis,
En ce temps-là, la vie était plus belle,
Et le soleil, plus brûlant qu'aujourd'hui...
Les feuilles mortes se ramassent à la pelle, 
Tu vois, je n'ai pas oublié...
Les feuilles mortes se ramassent à la pelle, 
Les souvenirs et les regrets aussi...
Et le vent du Nord les emporte,
Dans la nuit froide de l'oubli,
Tu vois, je n'ai pas oublié,
La chanson, que tu me chantais..."


C'est systématique, à chaque fois que je me promène en extérieur en automne et que je vois ces petits bouts de vie jaunis tomber des arbres, je pense à Yves Montand et à ses feuilles mortes à lui, qui ont été celles de tant d'autres aussi. Et je me dis, c'est fou comme l'automne peut inspirer les hommes, l'art, la musique. 
Des arbres qui se déshabillent, il y en a un peu partout dans la chanson française, ils y sont tous passés : Serge, Yves, Mireille, Edith, Juliette ou Charles, qui ont fredonné sur "Les feuilles mortes" grattées par le génial Jacques Prévert et mises en musique par Joseph Kosma. 
De toutes les feuilles qui tombent sur la variété française du XXème siècle, je crois que ce sont mes préférées. Pour la mélodie pleine de poésie, ou la poésie pleine de mélodie, suivant si vous souhaitez donner priorité à Jacques ou à Joseph, mais pas seulement. Il y a deux ans, en chorale, j'en ai égrené les premiers vers lors de l'audition de fin d'année. C'était la deuxième fois que je me retrouvais (presque) seule face aux public, armée uniquement du micro et de ma voix, mais la première que ce moment pénétrait mon cœur.
Je ne m'étalerais pas plus sur mon expérience de "chanteuse" (de mon point de vue que je ne suis pas), ce n'est pas le but de l'article et puis c'est quelque-chose de très personnel, dont je parle très rarement, à part à mes proches. Mais immortaliser cette tenue au milieu des arbres colorés, c'était l'immortaliser au milieu de cette musique, je ne pouvais pas ne pas l'évoquer ici.
Moi je vous laisse avec les photos, j'ai des feuilles mortes à fredonner...







Trench | Aigle ( en soldes cet été )
Pendentif | Boutique traditionnelle de Toledo ( fait main, argent )
Salopette | H&M ( ancienne collection )
Bottes fourrées motif constellation | UGG ( déjà vues ici )
T-shirt noir | Pull and Bear



Et vous, des chansons qui vous ont marquées, que vous adorez ?
Dites-moi en commentaires...


A bientôt, 





crédit photo : @luquilit

2 nov. 2016

Bien rangée dans une case




Je dois avouer que j'en ai un peu assez. Non, pas un peu en fait, beaucoup, beaucoup trop. Et je crois qu'il faut que ça sorte, pour faire réagir ceux qui sont concernés et réfléchir ceux qui le sont moins.

Depuis le CP, je suis LA bonne élève. Je suis celle que les profs aiment bien, et que les élèves ont affublé d'à peu près tous les surnoms depuis cette époque : je suis la chouchoute, la fayotte, l'intello, la première-de-la-classe, et j'en passe. 
Pour moi, ça n'a jamais été plus loin que des surnoms et quelques petites moqueries parce que je ne suis pas le genre à me faire marcher sur les pieds. A travers les classes, j'ai appris à me défendre, à ignorer, et je suis maintenant sévèrement blindée contre toutes les insultes de ce type, même si ça n'a pas toujours été facile. Mais il y en une, une que je ne peux pas supporter, une qui pourrait me faire exploser d'indignation si je ne me contenais pas, une qui me fait rédiger cet article.

"Ouais, ouais, c'est ça... T'façon, t'es qu'une intello."

Eh bien, désolée de te décevoir, mais non. 

Non, je ne suis pas QUE une intello. Comme toi tu n'es pas QUE une fille, QUE une élève de telle classe. Tu as une vie, une famille, des amis, des choses que tu aimes, d'autres moins, peut-être une passion. Tu es pleine d'émotions qui colorent tes joues au fil des jours, qui remplissent tes yeux de larmes, ta bouche de mots d'amour, de mots de haine, ça t'arrive. Tu n'es pas parfaite, mais c'est comme si tu l'étais, parce que tu es unique, intéressante, géniale à ta façon. Tu cries, tu pleures, tu es méchante ou adorable, douce comme la soie et coupante comme le verre. Tu peux blesser et abîmer, mais savoir consoler et caresser aussi. Tu peux rire et dire n'importe quoi, mais aussi te tenir et savoir être sérieuse, et ce qui est beau, ce qui est formidable et magnifique, c'est que tu es tout ça en même temps. Tu es profonde. Tu es bien plus qu'une condition en société, tu peux être tellement de choses en même temps, une palette de couleurs éclatante et extraordinaire. Tu ne peux pas correspondre à une petite case dans laquelle tu rentres parfaitement, justement par ce que tu es humaine. 

Et tu sais quoi ? 

Je suis pareille. Exactement.

Contrairement à ce que tu imagines, je ne passe pas mes journées à travailler dans un bureau à peine éclairé pour résoudre cet exo d'histoire et tous vous exploser au DS, pour faire un texte parfait et devoir encore lire ma rédaction de français qui a épaté la prof, parce que je ne suis qu'une intello et que c'est tout ce que je sais faire. Je ne prends pas mon pied quand j'ai 20 et tous les autres 6, je ne suis pas heureuse de vous écraser dès que je le peux. Travailler, avoir de bonnes notes, c'est sûr que c'est agréable, et qu'il faut se donner un minimum. Mais je ne vis pas pour ça. C'est vrai que j'ai des facilités, et j'en suis reconnaissante, mais être première, ce n'est pas un but en soi, ça ne m'intéresse pas. 
Pourtant, quand tu me dis "t'es qu'une intello", tu te réfères seulement à la personne que je suis en classe, à quelques traits de stylo rouge sur un bout de papier, et on dirait que ça suffirait pour me définir parfaitement. Franchement, tu crois vraiment que l'entièreté d'une personne peut se résumer comme ça ? Personnellement, je ne crois pas, non. Et je suis persuadée que toi non plus.  



Alors pourquoi ? C'est ce qui me rongeait étant plus jeune, quand je prenais le temps d'y réfléchir. Je savais comment, mais je ne savais pas pourquoi

Et puis j'ai compris. 
C'est pour la même raison que les "t'es homo donc t'es une tapette" et "tous les roux sont moches, parce qu'ils sont roux".
C'est parce que c'est tellement, tellement plus facile. 
Ranger les gens dans des boîtes, des catégories, appelle-les comme tu veux, c'est rapide, simple. Mais pas efficace. 
Alors oui, ça marche pour certaines personnes, mais si peu. Il existe des gens qui aiment être toujours les premiers, se faire bien voir par leurs supérieurs, coûte que coûte, j'en ai déjà croisé. Il existe des homosexuels un peu efféminés, et grand bien leur fasse, et même des roux qui n'ont pas été très gâtés par la nature, sans rapport ceci dit avec leur couleur de cheveux. Mais faire des généralités, toujours et pour tout, ça n'a jamais marché et ça ne marchera jamais. 
C'est pour ça que quand les gens découvrent que j'aime la lecture et l'écriture ( normal, t'es qu'une intello ) mais aussi la mode, me maquiller et faire du shopping, et qu'en plus de ça je suis assez extravertie, pas vraiment discrète et très bavarde, ils savent plus trop comment me prendre. Enfin, pour ceux qui daignent m'accorder de l'attention, parce que je ne suis qu'une intello donc je ne peux pas, c'est impossible, être leur amie. 
J'ai toujours aimé déranger.
En plus, nous les premiers de la classe ( je prends cet exemple-ci pour parler en connaissance de cause ) on est vraiment pas aidés. Les séries, les livres, même les podcasts Youtube sur l'école ou les notes, tous font référence à une fille ou un garçon à lunettes, avec des livres scolaires à la main, un appareil dentaire et une timidité excessive, sans se rendre compte qu'ils contribuent à ce mythe de l'intello préfabriqué. Une fois l'idée enracinée dans la tête des gens, dur de les faire changer d'avis. 
Et malheureusement, ça ferme des portes, surtout durant l’adolescence, période durant laquelle on est particulièrement apte à se réfugier derrière les clichés. Ce garçon qui me plaisait, impossible qu'on discute plus que deux ou trois phrases échangées en classe, alors qu'on s'entendait bien, parce qu'il pensait que je devais passer ma vie à bosser, donc que j'étais pas intéressante, je vous jure que je l'ai entendu dire ça. Pour info, oui, ça fait mal, de se dire que si il s'était donné la peine de réfléchir un peu plus, ça aurait pu aller plus loin.
Ah oui, parce que ça aussi, ça fait froncer les sourcils de la plupart. Comment ça, une intello peut-elle trouver un garçon mignon et espérer qu'il se passe quelque-chose ? Elle n'est pas un peu trop obnubilée par son travail pour ça ? Eh bien non, encore perdu, on dit merci qui, merci les stéréotypes. Un 19,5 sur ma copie, ça ne change en rien mon caractère et mes sentiments, et ça ne devrait pas changer votre regard sur moi.
Evidemment, je suis consciente qu'ici, je force un peu les traits, mais pas tant que ça, malheureusement. Et puis surtout, je voulais insister sur le fait que être en tête de classe, ça n'a pas que des inconvénients, loin de là, et qu'en plus certains ne font rien pour arranger les choses : être méprisant envers celui qui a moins réussi l'interro que vous, c'est stupide et ça ne va pas renforcer votre cote de popularité, forcément. Il y a des gens un peu bêtes partout.  
Je sais qu'à une grande échelle, mon article ne changera rien, et ce n'est pas son but, je n'ai pas cette prétention. Je dis juste que tout le monde se porterait mieux si on arrêtait de mettre des étiquettes sur le visage de telle ou telle personne, quelque soit le prétexte, et que toi qui lis cette note, tu peux essayer de ne plus le faire. De s'intéresser au gens tels qui sont vraiment, et ne pas t'arrêter à ce qu'il semblent être. J'ai trop souvent souffert de ce comportement. C'est vrai qu'il est impossible de ne pas avoir de première impression, de ne pas écouter ce que les autres disent, mais je te demande juste d'attendre avant de tirer des conclusions hâtives.
Faites des vagues, et refusez cette place qu'on vous attribue d'office. Vous avez cette liberté, alors profitez-en. 


Je n'en peux plus d'être bien rangée dans une case.


Pas vous ? 


31 oct. 2016

Happy Halloween !




Ça y est, mon jour préféré de l'année est arrivé. 
Mon anniversaire !
Hein, c'est aussi Halloween ce jour-là ? Bon, ben...on va s'adapter.
Un maquillage coloré et féminin, pour qu'il me ressemble, et surtout pas effrayant pour un sou tout simplement parce que je suis une grosse flipette. ( Martin Mystère m'a traumatisée étant petite, je m'en remettrais jamais. ) Je traîne un peu sur Youtube, et trouve des maquillages des fameux "crânes en sucre", que je remanie un peu pour me les approprier et sortir quelque-chose qui soit plus personnel, quand même.
Direction donc le Mexique pour trouver tous ces ingrédients, puisque la fête des morts là-bas, c'est synonyme de souvenirs, d'amour et de joie et pas du tout de peur et de tristesse comme sur le reste de la planète. Oui je sais, la fête des morts c'est demain... Mais c'est mon anniversaire, je fais ce que je veux non ? Même vous montrer ma petite tête, ce sera une exception je pense. Et puis, pour me reconnaître une fois tout ce fard enlevé, je vous souhaite bien du courage ! Même ma jolie maman s'y est trompée :)
En vous souhaitant une belle rencontre avec mon alter-ego du 31 octobre, 


HAPPY HALLOWEEN !










 Maquillage | Blanc de maquillage de déguisement, palette de fard et de blush Senseï, crayon noir waterproof Sephora, rouge à lèvre noir de déguisement
Jupe | Vintage ( à ma douce maman étant jeune fille haha )
Foulard | Idem
Débardeur blanc | Primark
Collier | Boutique de bijoux fantaisie
Boucles d'oreille | Faites mains

Et vous, vous devenez qui/quoi pour Halloween ?

Dites-moi en commentaires...


Profitez bien de vos bonbons, 




crédit photo : @luquilit

9 oct. 2016

Tic tac



Bonjour tout le monde !


C'est parti pour discuter un peu lecture ensemble, avec un des livres que j'ai dévoré cet été lorsque j'étais en vacances et que j'avais plein, pleeeeeein de temps devant moi pour m'allonger sur un transat et profiter du soleil. #nostalgiequandtunoustiens. Il s'agit du roman Nil de Lynne Matson !


"Suite à un évanouissement assez étrange, Charley se réveille seule, complètement nue, dans un grand désert rouge au milieu de nulle part. Affolée, elle arrive à y survivre tant bien que de mal jusqu'au jour où elle rencontre un campement d'adolescents qui lui apprend qu'elle vient d'arriver sur Nil, une île aussi somptueuse que mortelle qui ne figure sur aucune carte. Comme elle, ils ignorent totalement comment ils sont arrivés là et surtout, dans quel but. Ils savent seulement qu'il n'y a qu'un seul moyen de s'échapper de cet enfer : tous les jours à midi, un passage s'ouvre sur le monde réel, à n'importe quel endroit de l'île. Chaque personne a un an, jour pour jour, pour traverser une de ces portes. Sinon, c'est la mort. Vite, Charley, le temps passe beaucoup trop vite..." 

"Nil" de Lynne Matson, aux éditions Pocket Jeunesse,
traduit de l'américain par
Guillaume François, 17,90 euros chez la Fnac.


Vous l'auriez deviné, il s'agit de science-fiction, et quand on lit le résumé, on se dit que heureusement tiens. Quand j'ai acheté ce bouquin, je me suis un peu surprise moi-même : d'habitude, je ne suis pas une grande fan des histoires "compte à rebours" comme je les appelle, où le héros se retrouve à faire une course contre la montre. Ce qui me dérange, c'est la pression qui s'accentue au fur et à mesure de la lecture lorsque l'été je ne veux pas me prendre la tête.


                  

Pourtant, je suis loin d'avoir détester : l'histoire est assez prenante, la fin plutôt inattendue et les personnages attachants. Je savais que je n'aurais pas non plus à faire à quelque-chose de super travaillé, mais pendant l'été ça me dérange moins : comme je l'ai déjà dit, je recherchais quelque-chose de simple. 

Je ne sais pas si vous avez lu ou vu le labyrinthe. Pour ma part, j'ai seulement regardé l'adaptation cinématographique qui m'avait pas mal plu, et j'ai trouvé quelques ressemblances avec Nil : notamment le petit groupe d'ados perdus qui doivent s'organiser en société et également la porte qui ne s'ouvre qu'une fois par jour et en plus de ça totalement au hasard. Sachez donc que si jamais vous avez apprécié le labyrinthe, Nil est sans doute fait pour vous !


En somme une lecture assez agréable, qui ne vend pas du rêve mais pas mal du tout quand on veut flâner près de la piscine :)



Et vous, vous avez lu Nil ? De la SF sympa à me conseiller ? Les commentaires sont là pour ça :)



A bientôt, 


Lu.



crédit photo : moi-même, lu qui lit.

2 oct. 2016

Thank you, milords



Bonjour tout le monde !


La dernière fois que je vous ai parlé séries, c'était pour vous présenter la meilleure de toutes à mes yeux : Sherlock.  ( dans cet article, si vous voulez aller voir. ) J'y avais rapidement mentionné "Downton Abbey", en vous promettant incessamment sous peu ( j'aime bien utiliser des expressions bizarres, je sais ) un article dédié à celle qui a été pendant longtemps ( jusqu'à ce que je découvre Sherlock, en fait ) ma référence absolue. Eh bien ce jour est arrivé !

Prêts pour un petit séjour dans le temps ?


"Avril 1912. Dans la campagne Anglaise, le comte de Grantham vient d'apprendre que son héritier, qui devait arriver à New York dans quelques jours, est décédé lors du naufrage du Titanic. Père de trois filles, il doit impérativement trouver un descendant mâle pour son domaine chéri, l'imposante Downton Abbey et ses environs. En se perdant dans l'arbre généalogique de la famille, il découvre que le seul prétendant possible à sa succession n'est qu'un cousin éloigné, petit bourgeois qui plus est. Et il sait bien que Mary, sa fille aînée, qui doit épouser le futur héritier, n'acceptera jamais un tel retournement de situation..."

  Je n'ai fait qu'un résumé très rapide de la série, puisqu'en vérité, même si l'intrigue de départ est bien celle que je viens d'écrire, le scénario se déroule sur plusieurs années, à peu près jusqu'en 1930 il me semble. C'est d'ailleurs la première chose que j'ai apprécié dans cette série : on suit à travers les âges et le point de vue d'une famille de Lords les grands événements historiques anglais et mondiaux, tels que l'indépendance de l'Irlande, la première guerre mondiale ou la révolution industrielle. Bien documentée et très fidèle, Downton Abbey  nous apprend un tas de choses sur l'ordre hiérarchique britannique du XXème siècle ou sur la condition des domestiques de cette époque. 
  Deuxième point que je veux préciser : si dans le résumé je pas uniquement de la vie de la famille du comte, la série n'est pas entièrement axée sur eux : on suit aussi les hauts et les bas de la vie de leurs femmes et valets de chambre, de pied, du majordome et de la gouvernante, ainsi que de la cuisinière et de son aide. Parce que travailler dans un château, ce n'est pas aussi ennuyeux qu'on pourrait le croire, écouter les potins que s'échange tout ce petit monde sur leurs maîtres et entre eux, c'est une de mes parties préférées des épisodes.
  Une autre particularité que j'adore, c'est la bande-son. Pour moi qui aime la musique, la piste du générique d'une série c'est très important : sa signature musicale, le truc qui va vous rester dans la tête et que vous allez chantonner en saoulant tout le monde... Autant que ça sonne bien quoi. Ça tombe bien : je suis tombée amoureuse du générique de Downton Abbey.  Pourtant rien de bien original, pas comme celle de Sherlock par exemple, mais je ne sais pas, quelque-chose qui me touche sans que je sache bien pourquoi... l'ensemble violon-piano m'a toujours donné des frissons. Allez, je vous le met juste en dessous, c'est cadeau !

  
  
  C'est un détail, mais je dois avouer qu'il fait peut-être la différence : les personnages ne sont pas parfaits. Ils ont tous des qualités, des défauts, des choses qui feront que vous les aimerez ou détesterez selon les épisodes. Ils n'ont pas un physique parfait, ne font pas toujours les bons choix, ont des regrets mais font face à la vie. Bref, ils sont humains. Et ça, c'est tellement un changement par rapport aux séries américaines avec les filles aux brushings impeccables et les mecs aux tablettes de chocolat que ça m'a réellement frappé. On se sent proche d'eux, pareils, et ça fait du bien de ne pas se sentir un peu complexée je dois dire. 

  Mais tout ça, même si ça joue, ce n'est pas la raison principale de mon amour pour le domaine de l'Abbey. Si cette série compte autant pour moi, c'est véritablement pour les émotions et les moments qu'elle m'a fait vivre. Alors, pour toutes les fois, où, le menton tremblant, j'ai lutté de toutes mes forces pour ne pas pleurer ( en vain ) toute seule devant mon ordi, toutes les fois où j'ai hurlé sur la télé, ameutant toute la maison, parce qu'il se passait telle ou telle chose, pour les soirées avachies sur le canapé avec ma maman d'amour à s'abrutir devant la saison 6, pour les conversations instagram à débattre de tel ou tel personnage avec mes amies, pour les échanges de fanart sur ces mêmes conversations, pour ces moments d'extase absolue quand j'appuyais sur le bouton "play" et que les premières notes du génériques s’égrainaient, pour m'avoir fait partir dans un autre monde où j'ai aimé, haï, rit, fondu en larmes :

Thank you, milords.

  

crédit photo : pinterest
crédit vidéo : youtube

25 sept. 2016

Hisse et ho, Santiano



Bonjour tout le monde !


Les temps un peu plus frais arrivent à grands pas et il est temps de ranger les affaires d'été pour laisser place à celles d'automne... que ça nous plaise ou non. 
Aujourd'hui je vous ai concocté un look tout en bleu marine, j'avais envie de les jouer corsaire et marinière !
C'est parti !


En haut, il y a tout d'abord un petit T-shirt blanc tout simple Pepe Jeans que j'aime beaucoup car il est assez épais pour cacher un soutien-gorge, si vous voyez ce que je veux dire :) Normalement, on peut voir en haut l'inscription "Pepe Jeans-London" écrite en strass mais là, elle est caché par mon petit pull marinière Primark ultra doux et que j'aime beaucoup grâce à son dos assez original et à ses petits détails en dentelles, voyez plutôt !
Par-dessus, j'ai enfilé ma veste St-James, pour rester dans le thème, que mon oncle a déniché en Tunisie pour cinq euros ! Et c'est une vraie, on a vérifié :)




En collier, un petit coquillage avec des détails dorés qu'une irlandaise vendait un euro l'unité dans un petit magasin trop mignon. Je n'ai pas pu résister, vous comprenez ?



En bas, un jean Patrice Bréal bleu...marine, évidemment, trouvé en soldes il y a déjà longtemps de cela. Je le porte rarement car il est assez évasé aux chevilles, chose que je n'apprécie pas vraiment, c'est pour ça que j'ai décidé de porter avec mes bottes en cuir noires André qui ont désormais quatre ans. Elles commencent à se faire vieilles mais sont toujours en bon état, alors je les mets dès que j'en ai l'occasion, et en plus elles cachent la largeur des chevilles du pantalon. #LucieLaRuse





Sur ce moi je vous laisse, j'ai un bateau à aborder !

A bientôt, 

Lu



crédit photo : ma petite soeur pas encore sur internet, donc moi par procuration, @luquilit

18 sept. 2016

Mon top 5 ghibli

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Bonjour tout le monde !


Aujourd'hui, je reviens dans un article que je devais vous faire depuis un petit moment : il s'agit de mon top 5 des bijoux d'animation du studio Ghibli, que je vous avais promis dans cet article. Il a été très difficile de faire un choix, parce que j'aime presque tous les films que j'ai vu, pour quelques-fois des raisons différentes. Sachez donc que même si c'est un top 5, cela ne veut pas dire que je n'ai pas apprécié les autres, juste qu'il faut faire des sacrifices dans la vie haha :) 


Sans plus attendre, c'est parti !


Mon top 5 Studio Ghibli



5 - Les Souvenirs de Marnie




On commence avec un des films les plus récents du studio : sorti en 2015, Les Souvenirs de Marnie raconte l'histoire d'Anna, jeune fille timide venue soigner ses crises d'asthmes chez la tante de sa mère adoptive, sur une petite île japonaise en pleine nature. Entre rêves et réalité, elle y rencontre Marnie et devient amie avec la belle adolescente très mystérieuse. C'est pour elle l'occasion d'en apprendre plus sur ses origines naturelles et sur un passé enfoui depuis bien trop longtemps...
La première chose que j'ai aimé dans ce film c'est le scénario : on part d'un fil rouge assez classique ( la jeune ado adoptée qui se cherche et veut donc en savoir plus sur ses origines biologiques ) et on s'en va vers quelque-chose d'original, de différent. On se retrouve aussi perdu qu'Anna, l'héroïne, lorsqu'il s'agit de faire la part entre ce qu'elle invente et la réalité. Impossible de se rendre compte où la rêverie commence et s'arrête, même après plusieurs visionnages. J'ai aussi apprécié le fait que l'on n'arrive jamais à trouver l'entière vérité avant la fin du film, même si on a quelques indices. Le dénouement final est toujours préservé !
Ensuite, j'ai adoré ( mais comme dans tous les films ghibli ) le graphisme parfaitement étudié des personnages et des décors. Les films sont vraiment vivants, avec un environnement qui bouge constamment autour de l'action principale, un vrai "dessin animé" quoi. A chaque fois que je revois ce film, je m'extasie devant le mouvement des vagues qui bougent, le vent dans les cheveux de Marnie ou un nouveau détail que je n'avais pas remarqué jusqu'alors. Un film à redécouvrir à chaque fois !
Juste pour finir, attention aux quelques longueurs qui nous font nous ennuyer un peu par moment.




4 - Le Château Ambulant


Un long-métrage un peu plus ancien puisque datant de 2005 cette fois-ci. Malgré cela, on y retrouve selon moi tous les ingrédients qui font un bon ghibli : une animation et un dessin hors du commun ( Oui j'y reviendrais souvent haha ), une histoire géniale et originale avec souvent une jolie morale derrière,  plus un monde fantastique et imaginé de toute pièce qui fait rêver.
Sophie, jeune chapelière timide et au physique un peu ingrat, se retrouve transformée par la méchante sorcière des landes en une grand-mère de 90 ans sur à une altercation avec cette dernière. Ne sachant que faire, elle décide de se mettre à la recherche du beau magicien Hauru, qui selon elle est le seul à pouvoir la défaire de sa malédiction. Seul problème : il a la réputation de dévorer le cœur des femmes, au propre comme au figuré. Et Sophie ne tarde pas à tomber sous son charme... Pourra-t-elle redevenir celle qu'elle est vraiment sans mettre sa vie en péril ?
Un super film donc, avec un récit vraiment complexe ( un peu trop ? ), long et plein de rebondissements. Le côté "parcours initiatique" du conte m'a bien plu : les personnages apprennent à se connaître, que ce soit eux-mêmes ou mutuellement, pour devenir totalement différents de ceux qu'ils étaient au départ.



3 - Le vent se lève



Même si j'ai dit un peu plus haut que ce que je préfère dans les ghibli ce sont  ( entre autres ) leurs mondes fantastiques, la 3ème place du podium est occupé par un film totalement différent.
Depuis qu'il est enfant, Jiro Horikoshi rêve de devenir pilote d'avion. Hélas, ses yeux sertis d'immenses lunettes sans lesquelles il ne peut pas voir, son rêve risque bien de ne rester qu'un rêve. Déterminé, Jiro se tourne alors vers l'aéronautique. Ce qu'il ne sait pas encore, c'est qu'il deviendra l'un des ingénieurs les plus reconnus de son époque en créant les "chasseurs zéro", les très célèbres bombardiers japonais...
Très librement inspiré de la vie de Jiro Horikoshi, Le Vent Se Lève est un film biographique et historique : à travers l'existence de l'ingénieur, on vit également de événements majeurs de l'histoire du Japon, tels que le séisme de 1923 de Kanto ou l'entrée en guerre du Japon pendant la seconde guerre mondiale.
Les récits historiques m'ont toujours attirés : je les prends comme des documentaires et j'adore découvrir une nouvelle facette de l'histoire de l'humanité en les regardant. Le film s'adresse donc à un public différent : pas de magie et de sorciers pour les enfants ici. C'est peut-être aussi pour ça qu'il m'a plu : le changement n'a jamais fait de mal à personne, n'est-ce pas ?
En plus, il est rempli de symboles : dernière réalisation d'Hayao Miyazaki, le grand patron des studios, il est conçu comme un hommage à son propre père qui était lui-même ingénieur.
Un chef d'oeuvre d'un tout autre genre qui montre que les studios peuvent animer des films d'horizons totalement différents et pourtant tous très réussis.





2 - Princesse Mononoké





Allez, on revient vers du fantastique pur !
Empoisonné par un démon qui a attaqué son village, le jeune prince Ashitaka doit retrouver le Grand Esprit de la Forêt si il veut survivre. Mais sa quête s'avère bien plus difficile que prévu : en assistant à un combat entre Mononoké, élevée par des dieux loups depuis sa naissance, et Dame Eboshi, qui dirige une forge à l'orée du bois, il se retrouve mêlé dans une lutte perpétuelle entre deux clans : Mononoké et ses loups qui luttent pour la survie de la forêt et du Grand Esprit, et Dame Eboshi qui veut tout défricher pour agrandir sa forge. Tiraillé entre ses sentiments naissants pour la jolie sauvageonne et la sympathie que lui témoignent les habitants du village des forges, il doit choisir. Tuer le Grand Esprit pour obtenir le remède ou lui témoigner respect et admiration au risque de ne jamais le trouver ? Dépêche-toi, Ashitaka, le temps presse et le poison te ronge. Et Mononoké ne t’attendra pas...
On est à la deuxième place, et les choses commencent vraiment à se serrer : j'ai longtemps hésité à mettre le film à la première place. L'animation est parfaite, l'histoire intelligente et bien ficelée, avec une héroïne forte et indépendante. Les décors sont magnifiques, tout comme les costumes inspirés du Japon du Moyen-âge.
Seulement, on s'éloigne des créations studios ghibli traditionnels : Princesse Mononoké est assez violent et sombre, avec une pression psychologique assez importante autour du héros et une relation à la mort ( je tue avec facilité car la vie de mon ennemi n'a aucune valeur ) qui peut heurter les plus jeunes. Avec quelques scènes assez glauques ( on adore la tête du loup décapité qui se réveille et se déplace toute seule pour aller arracher le bras de la femme en face ) j'ai mis longtemps à apprécier le film à sa juste valeur. J'étais habituée à l'univers un peu plus "conte" des studios ghibli et ne m'attendais pas vraiment à une telle violence de la part d'Hayao Miyazaki. Un excellent film tout de même, incroyablement réalisé ( comme d'habitude je sais ) et très recherché.



1 - Le Voyage de Chihiro



Et voilà, on arrive à la première place du classement ! D'ailleurs, je ne suis pas la seule parmi les fans des films du studio à considérer "le voyage de chihiro" comme le film le plus abouti d'Hayao Miyazaki.
Lors de leur déménagement, Chihiro et ses parents se retrouvent perdus dans la campagne et découvrent un parc à thème abandonné. Alors que ses parents se restaurent dans ce qui ressemble à un étrange buffet à volonté, la fillette de dix ans, décidée à repartir au plus vite de cet endroit effrayant, par explorer les alentours et tombe sur un garçon qui lui ordonne de s'enfuir avant que le soleil ne se couche. Alors qu'elle coure retrouver ses parents, elle ne croise que deux énormes cochons empiffrés de nourriture... Coincée seule, dans un monde d'esprits où les humains ne sont pas les bienvenus, Chihiro va devoir se faire engager par la sorcière Youbaba et travailler d'arrache-pied pour sauver ses parents et retourner dans la réalité.
Je ne sais pas si c'est lié, mais Le Voyage de Chihiro est mon film préféré des studios et aussi le premier que j'ai découvert. Avec des trouvailles magnifiques et une histoire passionnante, j'étais à peu près sûre en écrivant cet article qu'il finirait à la première place. Tout est exécuté à la perfection : l'animation avec une foule de détails dans chaque plan, tous dessinés à la main ( seule la colorisation est effectuée à l'ordinateur ) des personnages en tous genres venant souvent directement de la mythologie japonaise, des décors foisonnants, tellement que même après au moins 12 visionnages, je remarque quelque-chose que je n'avais jamais vu avant. Quand on se rend compte du travail qu'il y a derrière chaque mouvement, chaque reflet sur un vêtement, on ne peut que tirer chapeau bas. Le Voyage de Chihiro, c'est Miyazaki et les studios au sommet de leur art. 





Et vous, quels sont vos films du Studio Ghibli préféré ? Je le redis, je les affectionne tous, et j'aurais également pu inclure dans ce top "Ponyo sur la falaise", "Mon voisin Totoro" "Arietty, le petit monde des chapardeurs" et évidemment mon bien-aimé "Princesse Kaguya" que j'ai décidé de ne pas faire apparaître en raison de son dessin un peu particulier. 
En tout cas, racontez-moi en commentaires !


A bientôt, 



Lu




crédit photo : google images pour la vignette de présentation et Giphy pour les gifs en tous genres.

11 sept. 2016

Entre vols et larmes



Bonjour tout le monde !


Aujourd'hui je reviens vers vous pour parler un peu lecture, avec un roman qui m'a bien sauvée lors des temps d'attentes à l'aéroport de Dublin.
Il s'agit de La Voleuse De Livres de Markus Zusak !


"La Mort, elle en a vu, des histoires insolites, tout au long de sa prenante carrière. En ces temps de guerre, où Hitler lui donne bien trop de fil à retordre, elle n'a donc pas de temps à perdre et ne s'attarde jamais vraiment sur Terre, où le spectacle des ciels colorés l'attirent tellement d'habitude. Mais au milieu de toutes ses victimes, une personne va attirer son attention. Elle est chétive, intelligente, peut-être un peu trop quand on vit dans l'Allemagne nazie. Elle s'appelle Liesel, ou plutôt la voleuse de livres. Plusieurs fois, elle a croisé la mort dans sa si courte vie. Et à chaque fois, la mort s'est arrêtée."


C'est le seul résumé que je peux en faire sans tout vous révéler haha :) Je sens déjà que cet article va être assez compliqué à rédiger, on s'attaque à un gros morceau. 
Il y a tellement de choses que j'ai aimé, et pourtant on ne peut pas dire que j'ai "aimé" le livre... étrange, non ? Pourtant, il y a tellement de points positifs ! A commencer par le type de narration : le récit est effectué par la Mort en personne, qui nous offre ses points de vue et ses impressions sur l'histoire qu'elle raconte. Pour autant, rien de morbide, l'auteur nous offre une autre facette du décès, accueillante et douce, comme un véritable "repos" après la vie et une fin peut-être brutale. Je trouve le concept vraiment original, un peu de changement ça fait du bien dans ce genre de lecture facile avec un niveau de rédaction pas super élevé mais correct tout de même.
De plus le récit est régulièrement coupé par des petites notes du narrateur à l'attention du lecteur : elles sont souvent essentielles ou rapportent différentes détails à l'histoire tout en s'échappant du récit principal, encore une autre idée qui change un peu. Cependant, je ne sais pas si j'ai finalement aimé ça. Disons que parfois, il était assez reposant de faire une très courte pose dans l'histoire mais d'autres où ce que disait la note aurait très bien pu être incorporer dans le texte avec une description et qu'il était un peu désagréable d'être stoppé dans un passage. 
J'ai bien accroché à l'histoire elle-même, les personnages sont attachants et le bouquin, très épais, se lit relativement vite. Avis aux coeurs sensibles, comme moi : c'est très, très triste. Même les passages heureux laissent présager le pire quelques pages plus loin et on a un peu l'impression que l'auteur s'acharne sur l'héroïne... A tel point que l'on se sent soulagé dès qu'il lui accorde un peu de répit ! Je n'ai rien contre les histoire un peu tristes mais je dois dire que là c'est quand même assez pesant. 
Un détail m'a déplu, le roman était assez ambitieux, peut-être trop. On sentait un peu la prétention de Markus Zusak à travers les pages... Qui se décrit lui-même comme l'un des romanciers d'aujourd'hui les plus novateurs, rien que ça ! Zusak, ton récit est bon, mais faut pas exagérer quand-même... Et pas faire sentir ta grosse tête à travers les pages, ou ça gâche un peu le plaisir :)
Je terminerais en vous disant que je sais qu'il y a une adaptation cinématographique, mais je ne l'ai pas encore vu, une prochaine fois peut-être ?


Et voilà, j'en ai fini avec un bon bouquin en somme, pas mal pour une lecture rapide et sans prise de tête, mais un peu trop triste quand-même... L'article était assez court finalement, mais avec la Voleuse De Livres, il est difficile de s'étaler sans gâcher toute l'histoire :)
Et vous, vous l'avez-lu ? Qu'est-ce que vous en pensez ? Dites-moi en commentaires !


A bientôt, 

Lu




crédit photo : moi-même, @luquilit

4 sept. 2016

Parlons boucles !



Bonjour tout le monde !


Aujourd'hui on se retrouve pour un peu de beauté, et plus précisément pour parler un peu cheveux ! Il y a quelques jours, j'ai testé le soin à la kératine, et je voulais vous en parler ici. Et oui, il était temps que j'aborde la question de ce que j'ai sur la tête :)

Disons que j'ai une nature chevelue assez... particulière, pour ne pas dire étrange, qui m'en a fait voir des vertes et des pas mûres !
Par où commencer ? J'ai des boucles. Pas les jolies boucles des petites filles blondes toujours bien coiffées qui s'appellent Madeleine ou Marguerite ( si vous avez saisi la référence, contactez-moi sur le champ vous êtes l'homme/la femme de ma vie ), mais plutôt les gros machins bien épais impossibles à démêler et qui donnent un volume monstre totalement inutile. ( la reine de la team coupe-pyramidale-hideuse-impossible-à-dompter, c'est moi... )
J'exagère un peu. Il faut avouer que j'ai aussi de très belles anglaises dans lesquelles on a envie de glisser ses doigts, dites-moi que je ne suis pas la seule svp seulement elles sont situées à l'arrière de mon crâne, sur la nuque, donc tout en dessous des autres cheveux qui les recouvrent complètement la plupart du temps. Du coup, on ne voit que l'énorme volume et les quelques boucles du dessus ( mes cheveux sont beaucoup moins bouclés sur les couches supérieures ), et je dois dire que c'est un peu énervant. 
Qui dit boucles, dit cheveu très sec. Toutes les têtes frisées seront d'accord avec moi : on a des pointes plus arides que les dunes du Sahara. Il est très dur d'y remédier avec des produits à petits prix, et croyez-moi j'ai essayé. Ce qui marchait le mieux, et ce qui était ma routine soin avant LE gros changement dont je veux parler ici, c'était le naturel : tous les dimanches je faisais un masque à l'huile de coco que je laissais poser pendant le plus de temps possible ( minimum, GRAND minimum une demie/heure ), puis je lavais au shampoing doux avant d'appliquer un autre masque de la marque Macadamia ( dont vous avez sûrement déjà du entendre parler ) que je laissais lui aussi poser entre cinq et dix minutes, je rinçais une nouvelle fois, appliquais du démêlant nourrissant sur les pointes pendant 3 minutes, puis rinçais enfin le tout. Le jeudi, je les lavais simplement avec le même shampoing doux puis passais un coup de démêlant histoire de leur donner un coup de pep's pour la fin de la semaine. Les produits Macadamia sont des produits que je conseille vraiment, ils sont admirables : ils hydratent très bien même les chevelures les plus sèches et sont sans paraben, sans sulfates, protecteurs de couleurs et non testés sur les animaux. Ils ont un prix assez conséquent mais durent extrêmement longtemps et existent en petit format si vous voulez juste essayer.
Alors pourquoi les avoir abandonnés au profit d'un soin à la kératine, me direz-vous ? Pour plusieurs raisons. 
Premièrement, mon grand rêve, c'est d'avoir les cheveux longs. A l'âge de 10-11 ans, j'ai décidé de couper la chevelure qui me descendait jusque dans le milieu de dos, une des pires décisions de ma vie... Puisque j'ai à nouveau eu envie de les avoir très longs un peu moins d'un an après. "C'est pas grave, ça repousse !" Eh bien pas chez moi. Ou plus exactement, ça ne se voit qu'au bout d'un certain temps : avec les boucles, le cheveu s'enroule sur lui-même et forcément, perd de la longueur. En plus, mes cheveux poussent très lentement de base : l'un et l'autre additionné, il y a intérêt à être patiente. 
Rajoutons à cela que si les produits Macadamia permettaient en quelque sorte à mes cheveux de "survivre", les pointes cassaient tout de même très rapidement et tout ça poussait encore moins vite. Avec le soin à la kératine, si tout se passe comme prévu, mes cheveux seront au meilleur de leurs capacités et pousseront beaucoup plus vite ( c'est à dire un peu moins lentement, en fait. ) 
Deuxièmement, même si j'aime le volume, le mien commençait à devenir difficile à vivre. Avoir beaucoup de cheveux ne me dérange pas du tout, et ma touffe, malgré tout ce que je peux en dire, je l'adore. J'ai appris à l'assumer à travers les années même si ce n'est pas toujours facile et je la considère maintenant comme faisant totalement partie de moi, comme le détail original qui me rend différente. Les cheveux lisses ? Jamais ! Malgré tout, comme je le disais plus haut, mon volume devenait trop indiscipliné et résistait à tous les efforts de ma coiffeuse.
C'est alors qu'elle m'a parlé d'un soin presque miraculeux : le soin à la kératine.

Le soin à la kératine, c'est quoi ?

La kératine, c'est une protéine naturelle qui constitue 97 % de la matière première de vos cheveux; le soin à la kératine, comme son nom l'indique, en est majoritairement constitué. Il contient également quelques herbes naturelles pour ajouter encore plus d'hydratation. Peu d'ingrédients, tous naturels : tout ce que j'aime !
Le soin à la kératine est le plus souvent utilisé lors de lissages brésiliens, car il nourrit et protège durablement le cheveu, mais on peut l'utiliser, comme moi, seulement en tant que soin si vous ne voulez pas perdre vos boucles.
Il dure environ six mois.

Le soin à la kératine, à quoi ça sert ?

Si vous avez les cheveux extrêmement secs ou très abîmés, trop de volume ou des boucles très serrées que vous voulez rendre plus lâches, le soin à la kératine peut être utile. Ben oui : comme la kératine est le principal constituant de votre chevelure, elle va renforcer profondément le cheveu, qui s'assouplit naturellement et paraît plus lisse, donc avec moins de volume. C'est ce qui me faisait le plus peur : je ne voulais pas me retrouver avec les cheveux complètement lisses, juste les "soigner" car ils en avaient vraiment besoin. La coiffeuse m'a rassurée : mes boucles seraient toujours présentes, seulement elles seraient plus souples et beaucoup plus régulières. Pas d'inquiétude à ce sujet là donc ! 

Le soin à la kératine, comment ça se passe ?

C'est long. J'ai passé quatre heures chez le coiffeur, donc prenez une après-midi de vacances où vous n'avez rien à faire. J'ai tout noté dans un petit carnet, je suis gentille non ? 
- On commence par un shampoing dans le bac, parce qu'on veut que le cheveu accroche bien pour absorber la kératine.
- La coiffeuse applique le soin mèche par mèche, puis laisse poser pendant 45 minutes. 
- Elle rince une seconde fois les cheveux, mais sans shampoing cette fois-ci.
- Elle lisse vos cheveux pour emprisonner la kératine à l'intérieur, mais pas de panique ! Ils ne resteront pas comme ça haha :)
- Une fois votre chevelure lissée, on repasse au bac pour un shampoing et un sérum réparateur qui fait partie du soin, qu'on laisse poser.
- On rince une nouvelle fois, puis on passe à la coupe si vous en avez besoin,
- On laisse sécher à l'air libre, vos cheveux retrouvent donc leurs boucles, et c'est terminé !

Le soin à la kératine, est-ce que ça marche ?

En sortant de chez le coiffeur, mes cheveux étaient très doux, et pour la première fois depuis mes 5 ans, avaient l'air vraiment en bonne santé ! Brillants, répartis plus harmonieusement sur tout mon crâne, cela n'avait rien à voir. Effectivement, le volume s'était réparti partout et on avait moins l'impression que j'avais une grosse "boule" sur le haut de la tête, si vous voyez ce que je veux dire. 
Comme m'avait dit la coiffeuse, mes boucles sont plus lâches mais ne sont pas disparues, disons que les anglaises du dessous sont toujours là mais sont moins serrées. Du coup, toute ma chevelure est plus longue, et ça, c'est vraiment le point positif :) Je voulais vous faire un avant-après, mais les photos ne donnaient vraiment rien, dommage :(
Cependant, mes pointes cassées ne sont pas réparées, c'est normal : une fois que le mal est fait, on ne peut pas "recoller" le cheveu ! Je n'avais pas fait de coupe , juste fait égaliser une mèche de devant, mais je sens que je vais retourner couper tout ce qui est mort très prochainement, car on le remarque plus maintenant que tout le reste est en bonne santé. 
En fait, j'ai obtenu le même résultat que le lendemain d'une routine soin complète, sauf que ça dure dans le temps : avant le soin à la kératine mes cheveux redevenaient très secs deux jours après le shampoing et les masques, là, ils restent hydratés ad vitam eternae, comme on dit ! Ou plutôt pour six mois, mais bref...
Donc oui, le soin à la kératine fonctionne très bien, de plus que ce n'est pas fini : on sortant de chez le coiffeur, vous repartez avec un shampoing et un après shampoing à base de kératine eux aussi, que vous devez appliquer à chaque lavage. Cela va renforcer l'effet de la kératine et vos cheveux ne vont faire que s'améliorer, sans perdre l'hydratation petit à petit comme avec d'autres produits. Dans quelques temps, je vous ferais un nouvel article avec un bilan final sur ce que je pense du soin complet, après avoir utilisé assidûment le shampoing et l'après-shampoing fournis.

Le soin à la kératine, quels sont les inconvénients ?

Ils y en a quand-même quelques uns. Le plus important, et ce qui m'a fait hésité pendant longtemps, c'est le prix très, très élevé. Les coiffeuses sont obligées de l'acheter au gramme tellement c'est onéreux et doivent donc effectuer une commande spéciale si vous voulez faire le soin ! De plus il faut aussi payer le shampoing et l'après shampoing dont je vous ai parlé plus haut en plus du soin en salon. Ma mère m'a finalement persuadée, et je ne regrette pas de l'avoir fait : sur mes cheveux, c'était vraiment nécessaire. En fait, je considère le soin presque comme une "thérapie" pour soigner et reconstruire votre masse capillaire, c'est pour ça que je l'ai fait. Je pense que je recommencerais, mais seulement pas tous les six mois, de temps en temps, quand mes cheveux seront vraiment en mauvaise santé. Mais ça, je vous le dirais dans mon article bilan quand j'aurais éprouvé sur la durée l'efficacité du soin.
Le deuxième désavantage, c'est que vous ne pouvez pas appliquer tout ce que vous voulez sur vos cheveux. Seul le shampoing et l'après-shampoing prescrits doivent être utilisés ! Ou vous allez détruire peu à peu le travail effectué en salon au lieu de l'embellir. Cela ne m'embête pas vraiment en soi, mais j'avoue que ne pas mettre un soin en plus ou une huile coiffante le matin me manque un peu, même si je n'en ai plus besoin ;)
Le troisième, c'est que les boucles sont plus lâches : personnellement elles me plaisent comme ça mais certaines personnes n'aiment uniquement que les boucles très serrées. Dans ce cas, le soin à la kératine n'est pas fait pour vous, malheureusement...


Je pense que j'ai abordé tous les points dont je voulais vous faire part. Comme vous avez pu le voir, je suis un peu mitigée, plus particulièrement à cause du prix, vous l'avez compris. Même si le soin marche super bien, est-ce que ça vaut le coup de payer aussi cher ? On verra dans les semaines à venir !
Si vous avez des questions ou que vous voulez me donner votre avis, les commentaires sont là pour ça ;)

A bientôt, 

Lu. 


crédit photo : @luquilit


28 août 2016

Nouveau départ



Bonjour tout le monde !


Aujourd'hui, je voulais faire un article un peu plus personnel. Ça tombe bien, j'ai récemment crée une jolie rubrique pour ça : la chronique des sentiments ! Je ne sais pas si vous vous rappelez, mais dans ma note "On discute un peu ?"  ( Juste ici ) où je faisais mon retour il y a déjà un peu moins de deux mois, je vous expliquais que l'année avait été assez éprouvante pour moi, sans m'étaler trop parce que c'était encore un peu frais dans ma mémoire pour l'expliquer proprement. J'en ressens aujourd'hui le besoin, vous allez lire pourquoi dans la note. Bref, on arrête de bavarder, et on rentre dans le cœur du sujet. Mettez-vous dans l'ambiance, soufflez un bon coût et c'est parti.

"Sa peau respirait encore le chlore de la piscine, ses cheveux humides rafraîchissaient ses épaules brûlantes de soleil. Allongée sur la chaise longue, les pages de son livre entre les mains, elle rêvait doucement, sans effort, c'est encore l'été après tout.
Pourtant, en dessous du chêne qui faisait jouer sur son corps la lumière dorée du soir, elle voyait déjà, à travers les feuilles vertes, la rentrée se profiler.
Réticente, elle ferma les yeux. Mais derrière ses paupières froissées, il était déjà trop tard et les images de l'année écoulée lui brûlaient la rétine, ramenant avec elles des sentiments disparus pendant deux longs mois de crème solaire, de rire et de repos.

L'impression et la pression de devoir tout faire, en même temps et tout le temps.
Se débrouiller, avec les amies et celles qui le sont moins, les garçons, les cours, les profs. On fait comme on peut, mais on doit y arriver. Toujours avoir des notes qui brillent en haut du relevé sans y laisser sa vie sociale, ça leur ferait trop plaisir, à ceux qui disent qu'elle n'est qu'une intello. Penser à son avenir mais laisser son présent se construire lui aussi. Comment savoir ce que l'on veut faire si on ne sait pas qui l'on est ?
C'était le grand thème de l'année, ça. "Qui suis-je ?" Pas le temps de chercher, en plus, avec un agenda noirci comme jamais et des amitiés à faire fleurir. Alors on le plie en quatre, proprement, on le range dans un coin et on essaye de l'oublier. Mais il revient dès qu'il le peut, c'est-à-dire le soir, entre les draps et la couverture. Il danse autour de vous, réclamant de l'attention. Et on ne s'endort qu'à minuit et quelques...
Alors forcément, les couches de fatigues s'entassent. Si les fleurs s'épanouissent et que les notes brillent encore plus fort, elle, elle s'éteint.
Et au moment où il ne reste en elle qu'une petite braise faible et froide, elle craque. Elle pleure un bon coup, elle s'occupe un peu du "Qui suis-je" incessant et elle s'endort à neuf heures, comme une masse. Le lendemain, le feu s'est ravivé.
Elle ne s'en rend pas vraiment compte de tout ça. Le "Qui suis-je ?", il ne s'appelle comme ça, il n'a pas vraiment de nom, dans les méandres de ses pensées, ce serait trop simple. De la phrase, elle n'entend que le point d'interrogation, comme une question informulée. Si elle s'endort chaque soir, la boule an ventre, elle ne sait pas pourquoi. Elle le subit simplement, et quelque-part elle a presque peur d'aller au delà de la fin de la phrase.

La vie continue. D'autres crises de larmes, des problèmes qui disparaissent et des nouveaux qui se créent. Elle perd peu à peu le sourire, au fur et à mesure que les cernes se creusent. A ceux qui lui demandent, elle répond "Tout va bien". Je suis parfaite, ne vous inquiétez pas pour moi. Pourtant, si quelqu'un prenait la peine de fouiller derrière son sourire un peu trop franc pour être vrai, elle s'écroulerait doucement, sans bruit, dans ses bras. Plus légère qu'une feuille sèche d'automne.

Ce soir là, c'est le même schéma que d'habitude. Ça doit être à un peu moins de trois mois avant la fin de l'année scolaire. Elle tourne et retourne, prisonnière de ce vieux démon qu'elle ne peut même pas nommer; soudain, elle s'arrête. Muée par un étrange désir, elle se relève, saisit un carnet et elle note seulement deux phrases :
Ébahie, elle reste un moment avec le crayon entre les doigts. Et elle se rend compte que, ce qu'elle vient décrire, c'est vrai. La boule au ventre disparaît, et, pour la première fois depuis longtemps, elle s'endort soulagée, sereine.
La magie continue de semer ses poudres sur sa vie. Soudainement, elle a à nouveau la volonté et l'envie de se remettre au sport. Elle se sent apaisée, et même si le quotidien est toujours rempli à rabord de stress, elle a l'impression de mieux s'en sortir. Réconciliée, elle s'accepte, et les morceaux se recollent doucement. Elle manque toujours de temps, bien sûr, mais cela lui paraît moins grave.
Les examens sont passés et dépassés. Les grandes vacances s'ouvrent devant elle, elle les serre dans ses bras comme une vieille amie qu'on retrouve et dont on veut profiter. Elle a enfin le temps de s'occuper d'elle-même, signe son retour sur son blog quelque peu laissé à l'abandon.

Presque quatre semaines plus tard, assise sur une chaise longue au milieu de la montagne, elle réouvre les yeux. Penser à tout ça lui a fait du bien, finalement. Parce que cette année a été dure, elle en est ressortie plus forte. Parce qu'elle ne savait pas qui elle était, elle est à présent solide, confiante en elle et en les autres, unique. Elle s'aime, se comprend, est en paix. Elle a grandi, tout simplement.
Oui, l'année prochaine sera sûrement encore plus dure que la précédente. Oui, il y aura des hauts et des bas, comme toujours. Oui, elle se cherchera encore, parce que quoi qu'on en dise, ce n'est pas tout à fait fini. Mais elle est à présent sûre d'une chose. Elle se trouvera toujours.
Se redressant, elle prend une grande inspiration. Elle a besoin de tout laisser derrière elle, pour repartir fraîche, nouvelle, telle qu'elle est vraiment. La rentrée, c'est fait pour ça, non ?
Pour autant, elle ne veut détruire l'année passée, juste poser l'ensemble quelque-part au chaud, afin de ne pas oublier d'où elle vient. Sans hésiter, elle rentre à l'intérieur et ouvre l'ordinateur.

"Sa peau respirait encore le chlore de la piscine, ses cheveux humides..."

Alors qu'elle dépose délicatement les premiers mots, elle sourit.

Prête pour un nouveau départ." 

21 août 2016

La sérivore se réveille



Bonjour tout le monde ! 


  Cette fois-ci, je reviens vers vous pour parler série, une première sur le blog. Je ne sais pas vraiment ce que j'ai attendu haha, peut-être de découvrir la série presque parfaite... Eh bien c'est fait. Oui, oui, rien que ça! Et je vous préviens tout de suite, il va falloir vous accrocher, l'article va sans doute être un peu long, oupsiii ;)

  Mais avant de rentrer dans le cœur du sujet, je pense qu'il faut que vous appreniez un peu de l'histoire d'amour entre moi et les séries.


Mon histoire en tant qu'apprentie sérivore

  J'ai commencé à aimer les séries il y a deux ans, quand une amie m'a montré pour la première fois la cultissime "Glee", qui raconte la vie de lycéens venant de tous les horizons mais qui ont un point commun : ils se sont retrouvés, volontairement ou non, membres du club chorale de leur établissement, alias les pires ringards et la risée des autres élèves. Cette série reprend un peu l'univers des comédies musicales, autant vous dire que j'ai adoré. Pourtant, je n'ai pas poussé plus loin que la saison 1, par manque de temps et aussi parce que je trouvais que le scénario ne se renouvelait pas assez. Mais mon petit rendez-vous quasi-quotidien devant la télévision me manquait... Je me suis donc mise à la recherche de quelque-chose d'autre pour assouvir ma soif. 
 Evidemment, j'entendais de plus en plus parler de LA série la plus à la mode du moment : Pretty Little Liars, un espèce de mélange entre Thriller, policier et truc de filles, et j'ai donc décidé de tenter le machin. Franchement, j'ai été agréablement surprise : ce n'était pas le chef-d'oeuvre du siècle, bien sûr, mais pour autant c'était assez réussi et beaucoup moins à l'eau de rose que ce que j'attendais. Je me suis fait les quatre premières saisons, puis j'ai abandonné, comme pour Glee, un peu par flemme. Je m'y suis remise récemment mais pareil, je trouve qu'au bout d'un moment on sent le manque d'idées des scénaristes et l'histoire part en cacahuètes. Je continue cependant de temps en temps car c'est simple, et pas trop dur à comprendre ( la plupart du temps ). Ça me suffit largement quand je ne veux pas réfléchir et juste me poser pour souffler un peu.
  Entre le moment où j'ai arrêté puis repris PLL, ( comprenez Pretty Little Liars ) je ne suis pas restée inactive, héhé : j'ai jeté mon dévolu sur la très connue également Once Upon A Time, qu'une autre amie m'avait conseillé. J'ai bien kiffé la saison 1, mais pas du tout la 2 et j'ai donc arrêté. Dommage, je trouvais l'idée ( une jeune femme qui doit renvoyer dans le monde merveilleux une ville entièrement habitée par tous les personnages de contes de fées, qui ne gardent aucun souvenir de leur ancienne vie) assez originale et plutôt amusante. Après quelques mois sans rien à nouveau, j'ai écouté les conseils de ma mère et j'ai commencé une de mes séries préférées à ce jour : Downton Abbey. Je vous fait bientôt un article dessus, promis ! Entre cette série et moi, ça a été le coup de foudre dès le premier épisode, je vous jure. Bref, ne nous étalons pas, je vous en reparle bientôt !
  Après avoir fini Downton Abbey ( la série est terminée après six saisons toutes bien sympas ) je me sentais désemparée : je n'avais pas encore envie de reprendre PLL, parce que je cherchais quelque-chose de plus intelligent, de moins américain et de plus réaliste, mais je n'avais aucune idée de ce que je voulais regarder. J'ai donc demandé conseil un peu partout autour de moi, jusqu'à ma prof d'anglais, puisque je regarde toutes mes séries en VOSTFR pour allier l'utile à l'agréable. Elle m'a alors parlé de Sherlock, une série british ( comme Downton Abbey ) qui était géniale et dont l'accent des acteurs était assez parfait pour travailler son oreille anglaise. J'étais un peu dubitative, mais après tout je n'avais rien à perdre.  Effectivement, je n'ai rien perdu... Et tout gagné ! Comme vous l'auriez deviné à la première illustration, c'est de cette série qu'on va discuter aujourd'hui. Allez, cette parenthèse était déjà assez longue comme ça, c'est parti !






Pourquoi Sherlock, c'est ultra-giga-sympa ? 
(Non je n'exagère pas, c'est faux)

- Parce qu'elle sort de l'ordinaire. "Sherlock", c'est pour "Sherlock Holmes", le très célèbre héros des romans d'Arthur Conan Doyle, déjà adapté maintes et maintes fois sur nos écrans. Mais là, on a affaire à quelque-chose de très nouveau : Toutes les intrigues se déroulent à notre époque, au vingt-et-unième siècle. Cela redonne vraiment du pep's aux enquêtes du détective sans pour autant les dénaturer, j'en parle au point suivant. De plus, la mise en scène est très étudiée et super originale elle aussi, avec régulièrement de jolis plans travaillés. Il n'y a pas juste une histoire, mais tout un énorme travail de réalisation derrière qui se ressent vraiment quand on regarde les épisodes. Je trouve ça vraiment génial de voir l'investissement de l'équipe, qui a peaufiné le moindre détail pour rendre la série non seulement passionnante, mais aussi très agréable à regarder. 

- Parce qu'elle est fidèle aux romans originels. Malgré le fait que tout se passe dans une époque radicalement différente de celle de l'écrivain, les réalisateurs ont mis un point d'honneur à respecter l'oeuvre de Conan Doyle. Ils ont su garder les détails auxquels il ne fallait pas toucher et qui rendent le personnage de Sherlock et son univers si particuliers, par exemple l'adresse mythique de Sherlock et Watson, le 221b Baker Street, à Londres, Watson lui-même, qu'on ne pouvait bien entendu pas supprimer, le roman que Sherlock a écrit, "L'art de la déduction", les récits de leurs aventures que Watson consigne par écrit, les personnages secondaires tels que leur gouvernante Mrs Hudson, l'inspecteur Lestrade de Scotland Yard, l'ennemi mortel James Moriarty, le frère de Sherlock, Mycroft...Tout en les transposant dans le monde moderne : ainsi, même si Watson et Sherlock habitent toujours au 221B Baker Street, le livre de Sherlock devient un blog qu'il actualise régulièrement, comme Watson qui raconte par article leurs nombreuses aventures, Mrs Hudson n'est plus la gouvernante des deux garçons mais la concierge (bien qu'elle s'occupe énormément d'eux, se plaignant d'ailleurs d'être leur véritable "gouvernante" haha ), L'inspecteur Lestrade est devenu le lieutenant de la police londonienne, Mycroft Holmes est à la tête des services secrets britanniques, et James Moriarty...est toujours Moriarty. Les caractères des différents personnages sont très bien respectés aussi, avec des jeux d'acteurs admirables (j'en parle juste en-dessous). Les réalisateurs ont gagné le pari risqué de plaire aux fans puristes de Holmes tout en remettant les romans au goût du jour. Chapeau !

- Parce que le lot d'acteurs est exceptionnel. Pour accompagner une réalisation parfaite et des intrigues rondement menées, quoi de mieux qu'un casting parfait ? Il semble pourtant au début très surprenant, et on se demande bien ce qu'il va pouvoir donner... puisqu'on découvre dans le rôle de Sherlock Benedict Cumberbatch, et dans celui de Watson Martin Freeman. 
Benedict Cumberbatch
Si vous ne connaissiez pas Benedict Cumberbatch avant Sherlock, comme c'était mon cas, vous avez du penser la même chose que moi : c'est qui ce mec étrange, à la tête bizarre qu'ils ont mis au premier rôle là ?! Regardez un épisode et vous serez convaincus. Cumberbatch convient, pour moi en tout cas, parfaitement au rôle de Sherlock : un physique assez bizarre hein, on va pas se mentir, tout en longueur, un air un peu mystérieux et un petit quelque-chose en plus qu'on ne serait pas décrire, pas sexy, mais attirant quand on prend la peine de s'attarder dessus... Il correspond parfaitement à l'idée que je me faisais du détective. ( Oui j'ai une idée assez précise du personnage hihi ) Assez parlé du physique, qui n'est pas censé être important si on a vraiment affaire à un bon acteur. Je le trouve parfait dans le rôle de Sherlock, réussissant à rendre à la perfection la moindre de ses manies agaçantes tout comme les scènes où il apparaît le plus touchant. Grâce à son jeu, on arrive à adorer et à détester Sherlock dans un même temps... Comme dans les livres !
Martin Freeman
Passons à Watson : lui aussi, il colle très bien physiquement au personnage de Conan Doyle, même si il correspond moins à l'idée que je m'en faisais. Freeman incarne très bien John Watson, le bon copain à qui on a envie de parler, le mec sympa et normal que tout le monde connaît, mais pourtant le seul à comprendre et à véritablement aimer Sherlock. Le duo est génial, avec leurs personnalités situées à l'opposé l'une de l'autre mais qui fonctionnent cependant parfaitement ensemble. Une fois qu'on les voit tous les deux, impossible de les voir séparés !
Les acteurs des personnages secondaires sont excellents eux aussi, ce qui est appréciable car même si le duo Cumberbatch-Freeman se suffit presque à lui tout seul, ça fait toujours plaisir de les voir bien accompagnés. (Mention particulière à Andrew Scott, qui interprète James Moriarty avec beaucoup de talent.)






- Parce que la bande-son me plaît beaucoup. Plein de musiques sympas, encore une fois choisies avec soin. J'aime beaucoup les morceaux crées pour la série, aux influences un peu classiques avec le clavecin, comme un clin d’œil de plus aux romans de Conan Doyle.

- Parce que son humour est typiquement anglais. On pourrait croire que la série serait un peu prétentieuse, mais pas du tout ! On retrouve tout au long des épisodes des scènes loufoques et décalées, qui sont vraiment drôles, mais aussi de petites répliques piquantes lorsque qu'on traverse un passage un peu trop émouvant ou palpitant. Ça ne se prend pas au sérieux, et ça détend vraiment l'atmosphère ! (Les scènes super marrantes où Watson essaye de convaincre les autres que NON, il n'est pas gay et que NON, il n'est pas amoureux de Sherlock ne sont qu'un exemple de ce qui vous attend !)


  Voilà en quelques points pourquoi cette série est si géniale et pourquoi elle occupe une si grande place dans mon cœur. Il y a juste deux minuscules points négatifs, parce que personne n'est parfait (à part George Clooney) :

Les petits défauts qui rendent la série encore mieux 

- Les épisodes sont très, très longs, comptez une heure et demie pour chacun d'entre eux. Oui, un véritable petit film à chaque fois ! Il faut dire que les enquêtes sont très complètes et travaillées, donc il faut le temps de les résoudre quand même ! Moi ça ne m'embête pas vraiment, mais c'est vrai qu'il faut avoir du temps devant soi pour regarder un épisode. Sherlock, c'est une série devant laquelle on doit se poser, au calme, et suivre du début à la fin, même si ce n'est pas complexe au point de vous donner des nœuds au cerveau. C'est comme ça qu'on en profite vraiment ! Alors on éloigne son portable et on se plonge dedans entièrement. Je pense que l'équipe de la série le mérite.

- Il n'y a que trois épisodes par saison. Eeeet oui, c'est là mon plus grand malheur ! En même temps, vous imaginez : pondre une trilogie de film, puisque chaque épisode, je le rappelle, dure une heure et demie, chaque année ? Surtout vu la qualité du truc, quoi. Je dirais que c'est un mal pour un bien, même si je languis en attendant la saison 4, ouuuuin !


  Alors, je vous ai convaincu ? Si vous essayez (ce que j'espère) venez m'en parler ! Je serais ravie de bavarder avec vous pour savoir si, oui ou non, Sherlock est un goujat total ou seulement un incompris et autre sujets existentiels. Les commentaires vous attendent !



Moi je vous dit à la prochaine, je vais me refaire la saison 1 !


A bientôt,

Lu.