28 août 2016

Nouveau départ



Bonjour tout le monde !


Aujourd'hui, je voulais faire un article un peu plus personnel. Ça tombe bien, j'ai récemment crée une jolie rubrique pour ça : la chronique des sentiments ! Je ne sais pas si vous vous rappelez, mais dans ma note "On discute un peu ?"  ( Juste ici ) où je faisais mon retour il y a déjà un peu moins de deux mois, je vous expliquais que l'année avait été assez éprouvante pour moi, sans m'étaler trop parce que c'était encore un peu frais dans ma mémoire pour l'expliquer proprement. J'en ressens aujourd'hui le besoin, vous allez lire pourquoi dans la note. Bref, on arrête de bavarder, et on rentre dans le cœur du sujet. Mettez-vous dans l'ambiance, soufflez un bon coût et c'est parti.

"Sa peau respirait encore le chlore de la piscine, ses cheveux humides rafraîchissaient ses épaules brûlantes de soleil. Allongée sur la chaise longue, les pages de son livre entre les mains, elle rêvait doucement, sans effort, c'est encore l'été après tout.
Pourtant, en dessous du chêne qui faisait jouer sur son corps la lumière dorée du soir, elle voyait déjà, à travers les feuilles vertes, la rentrée se profiler.
Réticente, elle ferma les yeux. Mais derrière ses paupières froissées, il était déjà trop tard et les images de l'année écoulée lui brûlaient la rétine, ramenant avec elles des sentiments disparus pendant deux longs mois de crème solaire, de rire et de repos.

L'impression et la pression de devoir tout faire, en même temps et tout le temps.
Se débrouiller, avec les amies et celles qui le sont moins, les garçons, les cours, les profs. On fait comme on peut, mais on doit y arriver. Toujours avoir des notes qui brillent en haut du relevé sans y laisser sa vie sociale, ça leur ferait trop plaisir, à ceux qui disent qu'elle n'est qu'une intello. Penser à son avenir mais laisser son présent se construire lui aussi. Comment savoir ce que l'on veut faire si on ne sait pas qui l'on est ?
C'était le grand thème de l'année, ça. "Qui suis-je ?" Pas le temps de chercher, en plus, avec un agenda noirci comme jamais et des amitiés à faire fleurir. Alors on le plie en quatre, proprement, on le range dans un coin et on essaye de l'oublier. Mais il revient dès qu'il le peut, c'est-à-dire le soir, entre les draps et la couverture. Il danse autour de vous, réclamant de l'attention. Et on ne s'endort qu'à minuit et quelques...
Alors forcément, les couches de fatigues s'entassent. Si les fleurs s'épanouissent et que les notes brillent encore plus fort, elle, elle s'éteint.
Et au moment où il ne reste en elle qu'une petite braise faible et froide, elle craque. Elle pleure un bon coup, elle s'occupe un peu du "Qui suis-je" incessant et elle s'endort à neuf heures, comme une masse. Le lendemain, le feu s'est ravivé.
Elle ne s'en rend pas vraiment compte de tout ça. Le "Qui suis-je ?", il ne s'appelle comme ça, il n'a pas vraiment de nom, dans les méandres de ses pensées, ce serait trop simple. De la phrase, elle n'entend que le point d'interrogation, comme une question informulée. Si elle s'endort chaque soir, la boule an ventre, elle ne sait pas pourquoi. Elle le subit simplement, et quelque-part elle a presque peur d'aller au delà de la fin de la phrase.

La vie continue. D'autres crises de larmes, des problèmes qui disparaissent et des nouveaux qui se créent. Elle perd peu à peu le sourire, au fur et à mesure que les cernes se creusent. A ceux qui lui demandent, elle répond "Tout va bien". Je suis parfaite, ne vous inquiétez pas pour moi. Pourtant, si quelqu'un prenait la peine de fouiller derrière son sourire un peu trop franc pour être vrai, elle s'écroulerait doucement, sans bruit, dans ses bras. Plus légère qu'une feuille sèche d'automne.

Ce soir là, c'est le même schéma que d'habitude. Ça doit être à un peu moins de trois mois avant la fin de l'année scolaire. Elle tourne et retourne, prisonnière de ce vieux démon qu'elle ne peut même pas nommer; soudain, elle s'arrête. Muée par un étrange désir, elle se relève, saisit un carnet et elle note seulement deux phrases :
Ébahie, elle reste un moment avec le crayon entre les doigts. Et elle se rend compte que, ce qu'elle vient décrire, c'est vrai. La boule au ventre disparaît, et, pour la première fois depuis longtemps, elle s'endort soulagée, sereine.
La magie continue de semer ses poudres sur sa vie. Soudainement, elle a à nouveau la volonté et l'envie de se remettre au sport. Elle se sent apaisée, et même si le quotidien est toujours rempli à rabord de stress, elle a l'impression de mieux s'en sortir. Réconciliée, elle s'accepte, et les morceaux se recollent doucement. Elle manque toujours de temps, bien sûr, mais cela lui paraît moins grave.
Les examens sont passés et dépassés. Les grandes vacances s'ouvrent devant elle, elle les serre dans ses bras comme une vieille amie qu'on retrouve et dont on veut profiter. Elle a enfin le temps de s'occuper d'elle-même, signe son retour sur son blog quelque peu laissé à l'abandon.

Presque quatre semaines plus tard, assise sur une chaise longue au milieu de la montagne, elle réouvre les yeux. Penser à tout ça lui a fait du bien, finalement. Parce que cette année a été dure, elle en est ressortie plus forte. Parce qu'elle ne savait pas qui elle était, elle est à présent solide, confiante en elle et en les autres, unique. Elle s'aime, se comprend, est en paix. Elle a grandi, tout simplement.
Oui, l'année prochaine sera sûrement encore plus dure que la précédente. Oui, il y aura des hauts et des bas, comme toujours. Oui, elle se cherchera encore, parce que quoi qu'on en dise, ce n'est pas tout à fait fini. Mais elle est à présent sûre d'une chose. Elle se trouvera toujours.
Se redressant, elle prend une grande inspiration. Elle a besoin de tout laisser derrière elle, pour repartir fraîche, nouvelle, telle qu'elle est vraiment. La rentrée, c'est fait pour ça, non ?
Pour autant, elle ne veut détruire l'année passée, juste poser l'ensemble quelque-part au chaud, afin de ne pas oublier d'où elle vient. Sans hésiter, elle rentre à l'intérieur et ouvre l'ordinateur.

"Sa peau respirait encore le chlore de la piscine, ses cheveux humides..."

Alors qu'elle dépose délicatement les premiers mots, elle sourit.

Prête pour un nouveau départ." 

Billets doux :

  1. Tu écris vraiment très bien :) Ton texte est vraiment joli !
    C'est super que tu te trouves petit à petit ^^ Cette année a été pour moi pleine de rebondissements, elle a été dure mais je me suis aussi trouvée :) Et ça fait tellement de bien !
    Bisous

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    1. Merci beaucoup, tu ne peux pas savoir à quel point ton commentaire me touche... J'aime beaucoup écrire depuis toute petite, et voir que mes mots peuvent toucher quelqu'un d'autre que moi c'est incroyable, merci encore <3
      C'est sûre que ton année a été chargée, mais j'ai l'impression que plus on est mis à l'épreuve, plus on devient solide et mûr(e). Même si c'est dur, il faut s'accrocher encore
      plus fort ! Voilà ma devise :)
      Bisous.

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